Lone Sorensen


Lone Sorensen

 

A ce jour, Lone Sorensen est la seule réflexothérapeute dans le monde à enseigner sa méthode dans 26 pays et à être reconnu par des organismes officiels tel que le Ministère de Santé de Catalogne ou par des associations de réflexologie internationales.

 

Son travail remarquable a été reconnu même par l'Organisation Mondiale Humanitaire pour la Santé qui l'a récompensé  avec 3 titres d'honneur en 2001.

Sa méthodologie a été intégrée par le Filadelfia Kurhuset State Rehabilitation Center of Danemark (Institut de Kinésithérapie du Danemark) aux recherches sur les patients qui ont subi des accidents cérébraux ou qui présentent des dysfonctionnements à ce niveau.

 


Histoire de Lone Sorensen


Lone Sorensen découvrit la réflexologie quand elle n'avait que 18 ans. Elle gérait un petit magasin bio au Danemark et s'inscrivit à un de tous premiers cours de réflexologie plantaire. Dans le registre national des réflexologues danois, elle figurait sous le n° 59.

Par ailleurs, il est intéressant de savoir que 30 ans plus tard, le Danemark comptait plus de 12 000 réflexologues diplômés.

 

En 1978, après avoir obtenu son diplôme, Lone commença a faire ses premiers soins de réflexologie, toujours le soir, une fois les portes de son magasin bio fermées.

La nuit, elle enrichissait ses connaissances en anatomie et physiologie. Comme son appétit pour en savoir toujours davantage ne faisait que croître, elle décida de s'inscrire à une formation en acupuncture qui dura 3 ans.

Déjà à cette époque, elle faisait 12 à 15 soins de réflexologie par jour. Sa pratique se développait si rapidement qu'elle dut s'entourer de 8 thérapeutes pour l'aider dans son travail.

 

Le moteur de son travail et de recherche continuelle était aider les enfants.

Quelques années après avoir démarré son activité de réflexologue, elle avait 19 diplômes à son actif en différentes thérapies telles que la thérapie cranio-sacrée, kinésiologie, électropuncture, laserothérapie et d'autres. Lone ne se limitait pas au seul Danemark pour accroître ses connaissances, elle a étudié dans plusieurs pays en Europe.

 

Une expérience importante pour ses compétences thérapeutiques l'attendait à l'aéroport de Copenhague où des centaines d’employés d'aéroport et des lignes SAS venaient la consulter. Lone créa alors un institut avec 11 employés.

En même temps, elle commença à collaborer avec les écoles pour aider les enfants ayant des difficultés scolaires. Les résultats de son travail furent positifs mais ne duraient pas suffisamment longtemps. Elle se mit à rechercher de nouvelles méthodes thérapeutiques, plus efficaces.

Un médecin chinois lui conseilla d'appuyer sur 16 points d'acupuncture sur le visage pour les troubles de comportement, de concentration et de mémoire.

Cette stimulation du Système Nerveux Central accompagnée de la réflexologie plantaire donnait des résultats à plus long terme que le travail en réflexologie plantaire seule.

 

 

Les Andes d'Argentine

 

En 1988, Lone ferma son Institut à Copenhague et partit avec ses deux enfants en Argentine. Elle s'installa dans les alentours de la ville de Bahia Blanca.

Etant donné qu'à l'époque elle ne parlait pas espagnol et que se maison se trouvait sur une colline éloignée du village, elle n'avait pas beaucoup d'occasions de côtoyer les gens. De plus, la réflexologie n'était pas encore bien connue en Argentine.

 

Un jour, un homme qui collectait de l'argent pour une association locale frappa à sa porte. Elle remarqua que l'homme avait une plaie sur la jambe. Il avoua que la plaie ne guérissait pas depuis 30 ans. Lone lui proposa une thérapie. Au bout de 10 séances, la plaie était complètement soignée.

Comme le travail de cet homme pour l’association lui demandait de rendre visite aux habitants des villages voisinant, bientôt les gens remarquèrent que la plaie de l'homme avait disparu.

La rumeur se répandit vite et Lone eut de nouveau beaucoup de travail.

Un autre homme souffrait du cancer du foie. Lorsque son état de santé s'améliora, Lone se vit soigner des dizaines des malades.

 

Six mois après son arrivée en Argentine, elle accueillait 120 personnes par semaine travaillant du matin au soir. Deux mois plus tard, elle commença déjà à former les premiers élèves qui l'aidaient dans son travail.

 

Peu de temps plus tard, Lone a commencé à souffrir d'une allergie et le médecin lui conseilla d'aller à Copahue où se trouvent les sources volcaniques connues pour ses propriétés thérapeutiques.

Effectivement, les bains dans l'eau des sources lui apportèrent un soulagement immédiat. Mais cette visite eut encore un autre effet surprenant pour Lone.

Lors d'une randonnée près des sources volcaniques, elle remarqua des tentes indiennes. Son premier réflexe était de penser qu'un film y était tourné et les tentes faisaient la partie de la scénographie.

Il s'avéra qu'elles appartenaient à une tribu nomade de Pehuenches.

Lone voulut les rencontrer mais on l'avertit que les Indiens de cette tribu ne parlaient pas espagnol et n'entraient pas en contact avec les étrangers.

Elle se résolut à tenter sa chance et se dirigea vers la vallée où les Pehuenches plantèrent leurs tentes. Le premier jour, elle remarqua qu'une femme âgée effectuait un soin sur le visage d'une jeune fille. Elle s'aperçut tout de suite qu'il ne s'agissait pas d'un simple massage mais d'une thérapie réflexe très précise.

Au début, Lone observa le soin de loin mais bientôt elle put s'approcher des femmes une fois qu'elles eurent échangé un sourire. Le lendemain, elle fut autorisé à venir s’asseoir auprès de la thérapeute indienne, prendre de notes et dessiner les cartes.

Elle apprit que dans la tribu de Pehuenches, les femmes âgées faisaient régulièrement des soins aux jeunes filles surtout en période de puberté. Les hommes y étaient soignés plus rarement et plutôt lorsqu'ils présentaient des symptômes des maladies.

Le séjour à Copahue s'avéra très vite être un vrai tournant dans le travail thérapeutique de Lone.

 

Peu avant, une femme de 23 ans souffrant des dommages cérébraux suite à une accident de voiture s'était tournée vers Lone. La spasticité empêchait la jeune femme de marcher, manger ou s'habiller. Dans un premier temps, Lone refusa la thérapie sachant qu'elle ne pouvait pas l'aider. Mais puisque la fille insistait, Lone finit par accepter de la soigner à condition que la thérapie soit gratuite. Huit séances de réflexologie plantaire classique n'eurent pas beaucoup de résultats.

Au retour de Copahue, Lone proposa à la femme le soin du visage qu'elle venait d'apprendre.

Au bout de 10 minutes, les deux femmes furent choquées : le corps de la fille se détendit pour la première fois depuis l'accident 3 ans auparavant. Bien évidemment, la spasticité réapparut mais Lone savait désormais comment travailler.

Elle effectua donc 3 soins par semaine incluant le travail sur le pieds, sur le visage, la stimulation des points d'acupuncture et des lignes et points crâniens. Ainsi naissait la thérapie neuro-réflexe Sorensensistem.

Après un an de travail, l'état de Suzana (tel était le nom de la jeune femme) s'améliora nettement. Uniquement son bras gauche était encore un peu rigide mais elle put reprendre sa vie personnelle et professionnelle. Elle devint même l'assistante de Lone et leur collaboration ne fit interrompue que par le départ de Lone d'Argentine. Mais nous n'en sommes pas encore là.

 

 

Chez les Vietnamiens à Cuba

 

La nouvelle du rétablissement spectaculaire de Suzana se répandit rapidement dans la région et attira de nombreuses personnes souffrantes de maladies neurologiques et génétiques, spina bifida, sclérose en plaques notamment.

Lone créa un nouvel institut où elle travaillait avec quelques assistants et où elle formait des centaines d'étudiants.

Elle continuait pourtant à toujours chercher de nouvelles méthodes qui rendrait sa thérapie encore plus efficace. Parmi ses patients, elle comptait des personnes qui effectuaient parallèlement une kinésithérapie à Cuba et qui étaient une preuve vivante de l'efficacité du système médical cubain.

Lone décida d'aller observer les méthodes de travail des kinésithérapeutes directement sur place.

Malgré les difficultés administratives, elle parvint à réaliser son but et put observer le travail intense que les kiné cubains effectuaient avec leurs patients.

Cette expérience renforça la conviction de Lone quant à la clé du succès dans le travail avec les personnes souffrantes des dommages du cerveau et de la moelle épinière : tout dépendait de la fréquence de la stimulation du système nerveux central.

 

En 1989, elle rencontra des médecins vietnamiens qui pratiquaient la thérapie Dien Chan (thérapie cybernétique), jusqu'alors inconnue en Occident. Ils piquaient avec des aiguilles des points sur le visage mais ce n'étaient pas les points de l'acupuncture classique. Les difficultés de communication ne permirent pas à Lone d'apprendre cette méthode lors de son premier séjour à Cuba mais elle y revint un an plus tard. Elle put s'initier à la thérapie Dien Chan grâce à l'Argentin Dr Caballo qui fit venir l'acupuncture à Cuba dans les 60. Elle réussit à obtenir les cartes du visage avec les points décrits en français. Lone se rendit compte que les médecins vietnamiens travaillaient sur des points qui stimulaient le Système Nerveux Central et non pas les méridiens.

 

A son retour en Argentine, Lone utilisa certains points neurologiques de la méthode Dien Chan dans sa thérapie quotidienne avec une fille paralysée et nourrie de façon parentérale. Au bout de 3 semaines, la fille put commencer à se nourrir normalement.

C'est ainsi que naissait le protocole actuel de la réflexologie faciale.

En parallèle, Lone cherchait un interprète de la langue des Peheunches. Lorsqu'elle le trouva, elle revint rendre visite à la tribu qui l'invita à y passer quelques jours. Elle apprit que les femmes âgées enseignaient la thérapie aux jeunes filles. La thérapeute la plus âgée avait environ 115 ans selon les dires de la tribu. Malgré leur âge, les aînées de la tribu avaient une peau lisse. Selon elles, cela serait du à l'huile d'une variété de rose musquée qui pousse dans les Andes et qu'elles utilisaient pour les soins.

L'interprète permit à Lone de s'assurer que la technique de travail qu'elle apprit était parfaitement correcte. Puis vint un moment où Lone comprit qu'elle ne pourrait plus apprendre des Peheunches car les thérapeutes indiennes ne connaissaient ni anatomie ni physiologie.

Pour s'assurer de la correspondance des zones sur le visage avec les organes internes, Lone mena une expérience : elle demanda à plusieurs patients ultrasensibles de décrire dans quelle partie du corps ils ressentaient la stimulation. Les résultats ne laissèrent place à aucun doute.

La carte indienne du visage est aujourd'hui le logo le plus connu de la thérapie sorensensistem TM.

Elle permet d'établir un diagnostic réflexologique, c'est-à-dire de détecter et qualifier les dépôts sous-cutanés.

Dans la méthode de Lone, les dépôts sous-cutanés sont qualifiés sur une échelle de 1 à 5 selon leur taille, et c'est cette évaluation qui détermine le plan de thérapie individuelle dans la procédure causale.

 

Les recherches sur la méthode vietnamienne poussèrent Lone à modifier la technique initiale.

Il est intéressant de savoir que la thérapie cybernétique fut utilisé au Vietnam par les médecins et les guérisseurs pendant des siècles. Ils élaborèrent des milliers de procédures causales pour différents problèmes, ex : pour un mal de tête, il faut utiliser tels et tels points, pour un mal au genou, il faut en utiliser tel et tel autre. Ils conseillaient à leurs patients également d'auto-stimuler certains points en les massant.

C'était une façon de procéder symptomatique comme la pharmacologie : pour une maladie particulière, il faut utiliser des points particuliers.

Lone, quant à elle, chercha toujours des méthodes qui permettaient d'agir sur la cause du problème sans forcement s'accrocher à reproduire minutieusement des procédures compliquées.

Au lieu d'utiliser des procédures complètes pour différentes maladies, elle élabora sa propre technique qui permettait de stimuler les organes-clés dans chaque maladie.

Elle compara les résultats sur plusieurs groupes de 20 personnes et il s'avéra que sa technique de stimuler les points neurologiques était encore plus efficace que la technique initiale.

De plus, avec la technique de Lone, on pouvait se passer de centaines de cartes et de notes car pour elle, savoir faire des associations logiques est plus important que de mémoriser par cœur de longues suites des procédures compliquées.

 

 

Bahia Blanca, Buenos Aires – l’entraînement intense

 

Au début des années 90, Lone dirigea en Argentine une grande clinique avec 6 assistants et 1000 patients accueillis par mois. Les assistants « préparaient » les patients en effectuant les techniques de base pendant 30 minutes, puis Lone prenait le relais en appliquant les techniques supplémentaires pendant 20 minutes.

Vu la demande croissante, elle ouvrit rapidement un deuxième institut et école à Buenos Aires.

Aujourd'hui, elle parle de cette période de sa vie comme d'un entraînement thérapeutique ultraintense.

Elle y mena des recherches sur de nombreux groupes (un groupe était toujours de minimum 30 personnes) d'enfants trisomiques ou avec spina bifida, de femmes avec le cancer de sein, des personnes avec la maladie de Parkinson, démence etc.

La nuit, elle préparait des notes et des comptes-rendus et élaborait des plans de thérapie.

 

Les 13 ans de travail en Argentine furent pour Lone une période riche en expériences thérapeutiques qui lui permirent de mettre au point sa thérapie neuro-réflexe du visage.

Lone Sorensen est la seule réflexothérapeute à avoir effectué un travail de recherche de telle envergure. Elle a élaboré des protocoles pour les cancers, allergies, maladies rénales etc.

Les circonstances l'ont toujours poussé à chercher de nouvelles formes de travail thérapeutique jusqu'alors inconnues. Par exemple, pour les patients qui habitaient trop loin Lone ne pouvait les suivre personnellement, elle eut alors l'idée d'enseigner les familles des malades pour qu'ils puissent pratiquer la thérapie à la maison. C'est ainsi que naquit la thérapie Temprana et les protocoles pour les parents des enfants handicapés.

 

En plus de la réflexologie faciale, dans son travail avec les handicapés, Lone pratiquait également les thérapies neuro-réflexes des pieds et des mains qu'elle avait elle-même élaboré.

Après son déménagement de Bahia Blanca à Buenos Aires, Lone s'inscrivit à l'université pour y étudier les médecines orientales traditionnelles.

Elle fut fascinée par la médecine tibétaine qui met l'accent sur le travail avec le système nerveux beaucoup plus qu'avec les méridiens.

Elle emprunta de la dite « École du Chapeau Noir » un système de couleurs qui lui permit de standardiser ses techniques.

La médecine coréenne l'inspira à créer la méthode de réflexologie palmaire qui permet de réduire rapidement les douleurs et les états infectieux.

La méthode réflexe de Lone Sorensen est la seule qui permet de travailler avec une grande précision sur les récepteurs des nerfs rachidiens et crâniens ainsi que sur les récepteurs de différentes structures du cerveau.

 

Avant le départ de Lone d'Argentine, les statistiques de l'Institut démontrèrent que la réflexologie faciale constituait 80% des soins effectués, et les thérapies neuro-réflexes des pieds et des mains constituaient les 20% restants.

Comme le souligne Lone, travailler sur le visage est particulièrement important du fait de la proximité du cerveau, la réflexologie plantaire classique stimulant surtout le système circulatoire.

 

Son institut a collaboré étroitement avec les médecins qui menaient une recherche sur les connexions entre les méridiens et le système nerveux.

Les succès thérapeutiques de Lone Sorensen pendant ces 13 ans de travail en Argentine lui valurent une grande renommée. Elle a formé 2500 thérapeutes dans un pays qui ne connaissait pas le réflexologie avant son arrivée.

Vers la fin des années 90, il y avait 3 écoles : à Buenos Aires, Bahia Blanca et à Mar del Plata.

Lone fut souvent invitée à des entretiens par les médias nationaux. Les gens la reconnaissait dans la rue.

Elle fut récompensée par 3 titres d'honneur de la part de l'Organisation Mondiale Humanitaire de la Santé pour ses réalisations thérapeutiques et le développement de la réflexologie en Argentine.

 

 

Copenhague, Barcelone, Mascate, Tokyo, Seattle, Sydney, Ljubljana, Sarajevo...

 

En 2000, Lone retourna au Danemark avec ses 3 enfants. A sa grande surprise, elle découvrit que personne ne travaillait de la même façon qu'elle. Certes, en 2000, Marie France Muller publia « Le Dien'Cham': une étonnante méthode vietnamienne de réflexologie faciale », un manuel du style «  à faire soi-même à la maison » où elle présentait les extraits de la thérapie cybernétique mais il en était loin de l'exhaustivité du sujet et de l'expérience thérapeutique de Lone.

 

En 2001, la thérapeute danoise a déménagé en Espagne où elle ouvrit son Institut International de la Réflexologie Faciale/Plantaire à Barcelone. Elle se mit à populariser sa méthode en Europe et à l'international.

 

En 2002, elle publia « Facial Reflexology » où elle décrivit le protocole de la thérapie neuro-réflexe du visage.

Ses formations de réflexologie faciale et de thérapie Temprana sont très populaires en Scandinavie, Etats-Unis et au Japon. Un groupe de travail peut souvent rassembler presque 100 personnes.

Ces derniers temps, Lone est très souvent invitée dans les pays arabes, notamment en Oman.

 

 

Institut de Lone Sorensen à Barcelone se compose de 3 départements :

 

Principal : thérapie neuro-réflexe du visage, des mains et des pieds (Praxis Vertebralis), la réflexologie plantaire classique TCM, la réflexologie tibétaine du cou et du crâne.

 

Rééducatif : thérapie Temprana (réhabilitation des dysfonctionnements neurologiques et génétiques).

 

Esthétique : département le plus récent. Sur la base des éléments de la réflexologie faciale, Lone élabora deux soins : Cosmofacial et Cosmolifitng Japonais qui sont conçus comme des techniques supplémentaires pour les personnes souhaitant se spécialiser dans l’esthétique.

 

 

Sorensensistem TM est une méthode reconnue dans 26 pays sur les 5 continents. A présent, il y a plus de 11 000 thérapeutes formés dont plus de 50 sont des instructeurs brevetés.